Tu veux ou tu veux pas ?

24.7.16


"Tu veux ou tu veux pas ? Tu veux c'est bien, si tu veux pas tant pis, si tu veux pas, j'en f'rai pas une maladie..." Vous connaissez cette vieille chanson ringarde ? (Ne me remerciez pas de vous l'avoir mise dans la tête.) (Je réalise à l'instant que le bob du monsieur matche parfaitement avec mon look du jour, il y a des choses dans l'univers qui nous échappent.) Eh bien elle me vient chaque fois que je pense à mon petit blog, c'est-à-dire tous les jours depuis que j'ai décidé de le mettre en pause, début juin. Une décision que j'ai annoncée uniquement sur Facebook (pas le courage d'en faire un article ici). Je n'avais plus rien posté depuis début avril. Manque de temps, de motivation... Je commençais à voir mon blog comme une contrainte. J'avais envie de retrouver ma liberté, de ne plus penser "look" dès que je mettais un pied dehors ou que je faisais une valise, de ne plus penser "photos à traiter" et "article à rédiger" au moindre jour de congé, de me plus m'inquiéter de l'accueil de tel ou tel article... J'avais envie de me déconnecter de manière générale, de prendre du recul.

L'annonce n'a pas été facile. Pour tout vous dire, après ce fameux post sur ma page Facebook, j'ai chialé toute la journée. L'impression de vivre une rupture amoureuse, carrément. J'en avais mal au bide. J'avais le sentiment de m'être arrachée une partie de moi. J'ai revu défiler plein de sensations et de moments liés au blog, des moments de rire, d'émotion, de joie, de fierté, de doute... Et je me demandais pourquoi je ressentais cette tristesse. C'est curieusement la même chose lorsqu'on rompt avec quelqu'un et qu'après on se sent tout merdique, déboussolé, sûr de rien... La tentation est là de crier "non reviens, c'était pour de faux" (coucou le souvenir désagréable). Ça semble plus rassurant. Mais il faut tenir bon si l'on veut vraiment y voir plus clair.


En plus, dans la minute suivant ma publication, deux abonnés sans cœur ont déliké ma page. Je me suis dit qu'on ne m'aimait plus, qu'on allait m'oublier, que j'allais être réduite à l'état de vieille couche géologique des internets écrasée sous de nouvelles couches plus pimpantes (ce que j'écris a-t-il seulement un sens ?) Je me demandais ce que j'allais devenir, et surtout QUI j'allais devenir, sans ce blog qui a tenu une place si importante, et qui m'a fait exister pour des gens que je ne connaissais même pas, derrière leurs écrans, loin de mon petit espace spatio-temporel premier degré auquel je me trouvais reléguée désormais. Ben oui faut pas se mentir, c'est bon pour l'ego d'être lue et appréciée, même si c'est en de modestes proportions. Si je perdais l'identité "blogueuse", qu'est-ce que je gagnais en échange ? Est-ce que je ne perdais pas un peu de valeur au passage ?

Après cette journée difficile, ça s'est calmé, je me suis même sentie soulagée. Je me disais que je n'avais plus d'obligation à revenir poster un article, que j'allais attendre de voir comment tout ça se décantait dans ma tête. Très vite, j'ai compris qu'il y avait de très fortes chances pour que je revienne à court ou moyen terme. Car très vite, cet espace de liberté, de tergiversations modesques et de gifs en folie, m'a manqué. VOUS m'avez manqué.

Peu de temps après avoir décidé de cette pause, d'ailleurs, l'occasion et l'envie se sont présentées de shooter deux looks avec mon amoureux. Comme ça, hop. Alors que mon blog était en suspens et que je n'étais pas sûre de vouloir publier ces photos. C'était peut-être juste pour voir ce que ça faisait. Si ça me faisait vibrer encore un peu. Un peu comme quand on recouche avec un presque-ex en phase de break pour voir s'il reste un espoir ou si c'est moribond pour de bon. (Décidément, je file la métaphore amoureuse.)


Donc voilà plusieurs semaines que j'ai deux looks dans mon ordi. Que j'ai traité les photos du premier (celui-là). Que j'ai drôlement envie de vous les balancer. C'est là qu'est venue la pression. Que vous dire ? Et si je ne trouvais plus rien de marrant à vous raconter, après tout ce temps ? Et si vous vous ennuyiez de moi ? Et puis merci la crédibilité après tout ce cinéma. Est-ce que tu veux vraiment le reprendre, ce blog, au moins ? Est-ce que ça va durer ? Non parce que faudrait être constante à un moment, tu crois pas ? Savoir ce que tu veux, un peu ? (Oui, je m'invective.)

Mais que voulez-vous, je suis Balance, c'est pas pour rien on dirait. J'ai jamais été forte pour prendre des décisions tranchées, pour faire des choix. J'essaie vaguement d'écouter mon intuition, mes envies. Et on dirait que ces deux-là m'ont ramenée vers vous aujourd'hui. Ces deux-là et aussi les commentaires et témoignages de gens (de la vraie vie ou pas) que j'ai reçus ces derniers temps, me disant qu'ils lisaient mon blog et qu'ils l'avaient beaucoup apprécié (ils en parlaient au passé, ça m'a fait tout triste), et que c'était dommage de tout arrêter. Et moi j'étais d'accord avec eux. J'ai eu envie de les planter là, devant leur verre ou leur assiette de fromage, et d'allumer mon ordi pour vous faire un coucou, vous dire que c'était pas sérieux tout ça, qu'en fait je suis toujours là.


Mon meilleur ami m'a dit que je me mettais trop de pression (sans blague). Que je n'avais pas l'obligation de poster très souvent ni d'écrire un truc drôle et intelligent à chaque fois, que je pouvais juste vous balancer mes photos de look comme ça, sans explication, sans paroles, sans diarrhée verbale égocentrique et délirante. (Bon ça visiblement c'est au-dessus de mes forces.) Alors vive le blogging libre et sans contrainte ! Vive le slow blogging ! Tel sera mon mantra désormais. Cette cure d'éloignement m'a fait du bien. J'espère juste une chose : que vous ne m'aurez pas déjà virée de vos petits cœurs pour une autre plus belle, plus drôle, plus jeune, plus spirituelle et plus sympa que moi (joke).

Pour ce retour fracassant (ou pas), j'arbore une tenue que j'adore : la combinaison Nina de Wear Lemonade, alias le style sans effort. Elle est originale, confortable, infroissable et élégante (sauf pour mon frère qui trouve qu'elle ressemble à un "pyjama d'Auschwitz"). Elle a juste un petit défaut : les jambes sont trèèèss longues et je suis obligée de roulotter le bas six ou sept fois sur lui-même. Comme le tissu est lourd, ça retombe tout le temps et je dois recommencer environ 200 fois par jour. Je pourrais probablement faire un ourlet, mais toi même tu sais : la flemme.

Vous êtes là ? Encore ? Un peu ? A très bientôt... je crois :)






 La voiture parfaitement assortie à ma tenue qui se trouvait là comme de par hasard... Hélas elle n'est pas à moi.


Combipantalon : Wear Lemonade (ancienne collection)
Chaussures : Adidas Stan Smith
Sac : Rue Princesse



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17 commentaires

  1. Ravie de te lire :) et j'adore ta combi !

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    1. Merci ! J'attends avec impatience de découvrir celle que tu vas faire ;)

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  2. Je trouve la troisième photo vraiment très chouette, j'aime beaucoup ton expression dessus. (bon c'est pas pour dire que les autres sont pas bien, hein, tu as compris ce que je veux dire... enfin j'espère) Sinon, si je peux me permettre et sans mettre aucune pression, ce qui me fait (aussi) venir sur ce blog (au-delà du fait que je te connais dans la vie, la vraie de vraie) c'est tes billets. Je trouverais un peu dommage que tu te contentes de mettre juste des photos, parce que ta prose (sans aucune ironie dans ce mot) c'est ça qui en fait l'identité si particulière, à mes yeux en tout cas. Ça apporte un second degré qui manque parfois à certains blogs mode qui se prennent peut-être un peu trop au sérieux. Mais ceci est une opinion toute personnelle et je comprends tout à fait que tu ne veuilles pas t'obliger à quoi que ce soit. ;) En tout cas, même sporadique, c'est toujours un plaisir de te lire. Bisous !

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    1. Merci petite Lucie, ton commentaire me fait vraiment plaisir. Bisous xxx

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  3. Quel plaisir de te retrouver ! Tu nous as aussi manqué... Tu es vraiment ma plume préférée de toute la blogo française. A l'heure où on questionne l'avenir des blogs menacés par le toujours plus vite et instantané (coucou Instagram et Snapchat) tes posts toujours soignés tant niveau looks qu'au niveau écriture sont vraiment rafraîchissants ! Tu as raison, vive le slow blogging ! Et tant pis si tu perds quelques lectrices impatientes, certaines seront toujours là !
    Bisous

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    1. Olalala je ne sais plus où me mettre face à tant de compliments ! Merci #^^#

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  4. Oh oui je n'ai pas déserté, je suis toujours là, je t'attendais. :)

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  5. Je suis d'accord avec Lucie : ça serait vraiment triste des photos sans tes billets :(
    Mais c'est ton blog .... alors je suis tout de même contente que tu reviennes
    Bonne journée

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    1. Hihi, de toute façon faut pas rêver, je suis tellement bavarde que ça risque pas d'arriver ;) Pour moi le texte a toujours compté au moins autant, sinon plus, que les photos ! Merci en tout cas !

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  6. Welcome back! En effet le pantalon mérite un ourle, cela fait un peu lourd de le retourner autant. SInon, la tenue te va très bien!

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    1. Oui tu as sans doute raison. Oserai-je le dire ? Je n'ai jamais fait d'ourlet et j'ignore comment on fait. Mais j'imagine que ça ne doit pas être bien sorcier. Un jour je m'y mettrai, je pense que cette combi n'en sera que plus agréable !

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  7. Tu es pimpante!!Ça fait grand plaisir de revoir un article et de retrouver ton style, ton humour, ta sincérité, tes doutes aussi. Tout cela fait de toi une personne unique. Pas d'inquiétude donc d'être remplacée. Mais dis donc, je me mets à tutoyer moi? C'est sans doute la joie du retour!

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    1. Oh merci, ça me fait très plaisir ! Et tu peux me tutoyer, ça ne me pose aucun problème (quelque part, j'ai toujours trouvé le vouvoiement bizarre sur la blogosphère).

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  8. YEEES ! Depuis le temps que je scrute ton blog à la recherche d'un article qui resurgirait, tu nous fais plaisir avec ton come back :)

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