Acné, moqueries et paranoïa (quand autrui n'est pas très sympa)

6.7.15


Me revoilà avec un nouvel article sur l'acné ! Plusieurs d'entre vous m'avez demandé des nouvelles de mon acné : je vous rassure, elle va très bien. Ou plus exactement, elle va très mal et c'est moi qui vais très bien. Depuis la fin de ma cure de Roaccutane il y a trois mois, je n'ai plus de boutons. Mais comme on le sait, ce n'est jamais gagné !

Aujourd'hui, je vais aborder un problème auquel j'ai été confrontée, ainsi, sans doute, que d'autres personnes souffrant d'acné, ou de n'importe quel autre complexe, handicap ou maladie visible. Je veux parler des regards, des moqueries, des commentaires. Bref, de notre relation à autrui, ou plutôt d'ailleurs de celle qu'autrui se permet d'avoir avec nous, ce saligaud, quand on a la face pleine de boutons qui nous font honte (ou n'importe quelle autre "anormalité"). Car oui, parfois, les gens veulent être bienveillants et nous donnent des conseils - passe encore, même si cela nous met mal à l'aise. Mais de temps en temps, quelques personnes font dans la méchanceté gratuite. Tout cela contribue à rendre l'acnéique paranoïaque, sans doute plus que de raison, car non, le monde entier n'est pas focalisé sur notre visage, et ces boutons maudits ne représentent pas qui nous sommes. Mais quand un incident avec autrui-le-saligaud se produit, on ne voit plus que ça, on ne pense plus qu'à ça, et l'impact sur notre confiance en nous est terrible.

J'ai subi trois grosses crises d'acné dans ma vie. Elles se ressemblaient toutes : gros kystes douloureux sur tout le visage. La première, c'était à 15 ans. Bizarrement, ça ne me tracassait pas trop. Jusqu'au jour où un groupe de lycéennes m'a crié dans la rue : "Biactol !" Ce simple mot m'a fait l'effet d'un coup de poing dans le ventre (il faut savoir que je me considérais de base plutôt moche, je n'étais pas populaire, je n'avais jamais eu de petit copain, bref, rien qui me rendait très confiante). J'ai baissé la tête, j'ai eu honte, et j'ai violemment réalisé que le monde extérieur avait conscience de mon acné, et que si ces filles se permettaient cette moquerie stupide à voix haute, alors tout le monde devait penser la même chose sans le dire.

Cette première crise a été résolue grâce à la pilule Diane 35. La seconde, à 19 ans (alors que j'étais toujours sous Diane), m'a bien plus traumatisée. J'ai tardé à réagir, à consulter un dermatologue, et mon visage s'est retrouvé couvert d'acné. Étrangement, je n'ai pas le souvenir de remarques désagréables ou d'humiliations.

C'est vraiment lors de ma dernière crise, l'an dernier, à 26 ans, que j'ai le plus souffert des autres. Pourquoi ? Parce que j'étais plus âgée, que mon acné paraissait plus anormale ? Ou bien est-ce dû à la petite ville dans laquelle je vis ? Toujours est-il que des inconnus se sont adressés à moi d'innombrables fois pour me donner des conseils, me poser des questions. Cela part souvent d'un bon sentiment, mais il est très désagréable d'être ainsi ramené sans cesse à cette acné qu'on voudrait oublier (sachez-le, si vous côtoyez des acnéiques, à moins que ce ne soient eux qui vous en parlent en premier). Et puis, il y a les gens stupides ou carrément méchants, qui ne se rendent pas compte qu'ils vous humilient. Voici un top 5 des remarques de ce genre.

5) "Ma fille a la même chose que vous sur le visage"

Un monsieur m'interpelle sur le trottoir : "Mademoiselle, je me permets de vous arrêter. Ma fille a la même chose que vous sur le visage. Est-ce que vous savez ce que c'est ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?" Neuneu, si je le savais, je n'en serais pas là !

Mec, t'es sérieux là ?

4) "Ce qui me plaît chez toi, c'est tes boutons"

Un jeune homme charmant (non) sur le marché : "Ça te dit, on s'échange nos numéros ? Tu sais ce qui me plaît chez toi ? Ce sont tes boutons, j'adore ça." OH MY GOD. Un fétichiste de l'acné, celle-là, on me l'avait jamais faite. Le pire, c'est qu'il avait l'air sincère (et surtout désespéré).

J'ai décliné la proposition.

3) "Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Une allergie ?"

Un jeune homme qui me fait une prise de sang dans un laboratoire (bon d'accord, lui il était gentil): "Vous savez ce qui vous est arrivé ?" en désignant son visage. Moi : "Comment ça ?" Lui : "Ben, c'est une allergie, ou autre chose ?"

En revanche, je suis allergique aux questions stupides sur mon acné, oui.

2) "Ça fait comme des bosses"

Un jeune homme (décidément !) qui m'arrête dans la rue pour me demander une direction. Je le renseigne puis il me coupe la parole : "On s'est pas déjà vus quelque part ?" Aïe, une vieille tentative de drague foireuse ? Non, plus vicieux. "Non", je lui réponds, méfiante. Et là il enchaîne, le plus naturellement du monde, un sourire en coin : "Mais qu'est-ce que t'as sur le visage ? C'est bizarre !" Là, je perds carrément mon sang-froid et je lui réponds abruptement : "Mais t'es un connard en fait." (Ne croyez pas, je n'ai pas du tout l'habitude d'insulter des inconnus mais c'est sorti tout seul, car j'avais l'impression que son intention, depuis le début, était de se foutre de moi.) Il me dit : "Mais non, mais c'est bizarre, ça fait comme des bosses et tout", avec un air mi-amusé, mi-dégoûté. Je lui dis : "Tu crois vraiment que j'ai envie de parler de ça ?" , en m'éloignant. Il insiste : "Mais allez, je peux être ton confident !" Je suis rentrée chez moi et j'ai pleuré une demi-heure sur mon lit.
Tout est dit.

1) "Calculator"

Avec le précédent, cet épisode est celui qui m'a le plus marquée et qui m'a fait réaliser que j'étais à bout psychologiquement. Je passais près d'une table de restaurant, sur une place, quand j'ai distinctement entendu un gamin dire : "Calculator". Je n'ai même pas réfléchi. Comme un robot, j'ai fait demi-tour et je suis allée droit sur ce petit garçon, qui se trouvait à une tablée de six ou huit personnes. Je me suis adressée à lui : "Qu'est-ce que tu as dit ?" Sa mère (je suppose), surprise : "Il n'a rien dit." Moi, tremblante : "Si, si, j'ai bien entendu, il a dit "calculator". Je pense que ce n'est pas très gentil de se moquer des gens." Le gamin se défendait d'avoir dit ça. Sa mère aussi. Tout le monde me regardait comme si j'étais folle.

Je vais tous vous buter après le dessert.

Pour être honnête, à ce moment précis, je me suis posée la question. Étais-je folle ? Mon sang bouillait dans mes veines, de rage, de honte, d'humiliation, d'injustice, de dégoût envers la cruauté des gens et leur ingérence dans ce qui ne les regardait absolument pas. De l'écrire, j'ai les larmes qui me reviennent aux yeux (car bien sûr, une fois le choc passé... j'ai pleuré). L'acné rend parano. Je me suis demandée si ce gamin avait réellement dit "Calculator" ou si je l'avais imaginé. Et d'ailleurs, ça voulait dire quoi, "calculator" ? Dans ma tête, j'avais tout de suite fait le raccourci avec "calculette" et pris ça pour une moquerie. Mais le doute subsistait. Je ne pouvais plus vivre comme ça, je me suis demandée jusqu'où ma psychose pourrait aller, après avoir insulté le gars dans la rue, puis m'en être prise à cet enfant. Et si je frappais quelqu'un ? Et si je pétais un câble ? Cela m'a fait peur et c'est pourquoi j'ai repris rendez-vous avec une dermatologue qui s'est avérée très bien. Pour la suite, je vous renvoie vers cet article : Acné : d'où elle vient, et pourquoi j'ai choisi de reprendre Roaccutane.

Encore un article de jérémiades sur le thème l'acné-ça-fait-souffrir. Certes, l'acné, ce n'est pas mortel, on est d'accord. Mais oui, c'est difficile. L'acné est une maladie de peau mais c'est surtout une maladie psychologique qui détruit votre confiance en vous. L'acné arrive à prendre toute la place dans votre tête, vous y pensez chaque seconde et surtout lorsque vous parlez à quelqu'un. J'ai pu m'en rendre compte à travers les très nombreux mails que je reçois, de filles comme de garçons. Certains sont si désespérés qu'ils me fendent le cœur. Ils parlent d'envies suicidaires, de repli sur eux-mêmes, d'isolement, pour ne pas avoir à affronter les regards ou les remarques. Ils me demandent de les aider. J'essaie de les réconforter comme je peux, mais c'est une lourde responsabilité.

Alors je vais encore parler comme une gourou : acnéiques de tous bords, que vous ayez vécu ça ou pas, que vous entendiez (ou croyiez entendre) des moqueries sur votre chemin : relevez la tête, serrez les dents, serrez les points (on dirait une chanson de Fauve), regardez droit devant vous. Ces gens ne savent pas le calvaire que vous vivez. Oui, j'ai souvent pleuré toute seule chez moi (ou dans les bras de mon amoureux, ou dans la rue) après ce genre d'incidents. Mais j'ai toujours réussi à le transformer, quelques jours après. A prendre du recul, à le raconter comme une anecdote, avec humour, à mes amis, mes collègues. Bref, à assumer totalement ce que j'étais, ce que je ressentais. Je crois vraiment que c'est ça, la clé pour traverser ces moments difficiles. Vous trouverez du réconfort auprès de ceux qui vous apprécient, alors parlez-leur de ce que vous traversez (comme je le fais sur ce blog, qui m'a beaucoup aidée).

Et vous, que vous souffriez d'acné ou d'autre chose, avez-vous déjà vécu ce genre de situation ? Comment y faites-vous face ? J'adorerais lire vos témoignages.

Et mon super masque d'acnéique déprimée DIY, on en parle ?

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23 commentaires

  1. Bonjour!
    Merci pour ce chouette article, qui décrit bien ce qu'on peut ressentir quand on est confronté à ce genre de situation. Personnellement, ça s'est déclenché vers 23 ans, après un changement hormonal, et comme tu le dis si bien, à cet âge-là, les gens trouvent ça encore plus étrange qu'à 15 ans... Roaccutane est passé par là depuis (j'étais tellement contre ce médicament, mais j'ai fini par céder après avoir vu plusieurs médecins) et pour l'instant, ça s'est calmé, mais il serait tellement temps de changer le regard et l'attitude des gens vis-à-vis des problèmes de peau qui pourrissent littéralement la vie des personnes qui en souffrent. Peut-être au travers d'articles comme le tien? :-)
    Bonne fin de journée!

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  2. J'aime toujours autant tes articles sur l'acné. J'ai enfin réussi à prendre la pilule Jasmine (petite soeur de Diane 35, ma gynéco m'a fait passer par les premières générations de pilule comme la législation le demande) et depuis quelques temps je trouve ma peau vraiment mieux. Pour exemple, je sors depuis une semaine sans maquillage sur la peau exceptée un peu de mascara ! Bon ok, je suis en vacances chez mes grands parents mais n'empêche que c'est rare que je reste aussi longtemps sans rien mettre sur la peau ! Maintenant le problème ce sont les cicatrices, des conseils? J'ai adopté le gel d'aloé vera et l'huile de jojoba (censée réguler le sébum, j'ai du mal à savoir à quoi cette amélioration est due: pilule, jojoba ou autre mais bref le résultat est là) . Bref, tout ça pour dire que si je n'ai pas eu d'acné dite sévère , on peut dire qu'elle dure assez longtemps quand même...Et ça quand toutes ses potes ont une peau superbe ou du moins dépourvue de boutons c'est un peu relou tout de même! Contente que ta peau se soit arrangée alors ;) Je n'ai jamais été victime de telles remarques mais clairement ...les gens sont débiles!

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  3. Bonsoir,

    J'attendais cet article. Petite je nétais pas la plus belle, on me repoussait dès fois comme une limace. La Pire remarque? " t'es moche. Mais même sans tous tes boutons tu seras toujours moche". 8 ans plus tard je m'en souviens. Entre temps c'est vrai que la tendance s'est plutôt bien inversee. Mais ça aussi... Les gens peuvent me dire que j'ai des yeux gris très beaux de beaux cheveux des compliments sur la femme que je suis devenue etc... L'acné mais surtout la méchanceté nous marque. Je vois mes tâches tous les jours, à la recherche de The soin... Bien qu'elle soit bien partie, fut un temps où sa sévérité (3ans) me poussait à me cacher le visage: "tu dois consulter Naya", "tu as la rougeole", "calculette"... Ça fait mal... Dieu merci nous ne sommes pas comme eid. Merci pour ton temoignage,
    Bisous

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  4. Je ne peux qu'applaudir un si beau message de respect et de confiance en soi !

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  5. Merci pour ton article. Je me reconnais dans ce que tu décris. Parfois j’ai l’impression d’être parano. Je suis persuadée que tout le monde ne regarde que mes boutons et cicatrices. Pourtant, je n’ai jamais vraiment eu à faire à des remarques déplacées, sauf une fois chez le coiffeur. Ce dernier m’a prise pour une ado en déclarant qu’à mon âge c’était normal que ma peau fasse des siennes. Il m’a alors conseillé un shampoing spécial pour les cheveux gras, en me faisant remarquer que ça m’aiderait bien. Sauf que je n’ai pas les cheveux spécialement gras. Ce jour-là ils étaient sales, car ça faisait quatre jours que je ne les avais pas lavés. Tout à fait normal quoi.
    Même si je n’ai jamais entendu des gens se moquer de moi à cause de mes problèmes de peau, je ne suis pas dupe et je pense que certaines personnes ont déjà dû se faire la remarque intérieurement. Rien que de penser à cette éventualité me fait du mal, alors je n’ose même pas imaginer ce que ça fait quand les critiques sont faites à voix haute.
    En tous cas, j’admire ta force qui te fait relever la tête et serrer les coudes. Car oui, l’acné ne nous définit pas. Je voulais aussi terminer mon commentaire en mentionnant la vidéo « You look disgusting » de la youtubeuse My Pale Skin. A celles qui ne l’ont pas vue, foncez. Elle nous délivre un message poignant et magnifique.

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  6. Je me suis prise des énormes réflexion dans la gueule avec mon acné. Et cette sensation d'avoir la respiration coupée et les yeux qui se remplissent de larmes avec le nez qui commence a piquer. Ca et la famille, type grand mère " qu'est ce que t'as comme boutons... " arrête JAVAIS pas vu ! Lol... J'ai fais roacutane il y a 8 ans alors que JAVAIS tout essayé avant... Ca a fonctionné plus un seul bouton depuis. Sauf avant les règles, juste 1 bouton. Comme tout le monde. Enfin ! Prends bien soin de tes cicatrices, cela passe avec le temps, patience encore et toujours cette patience de merde ! Il faut y croire et surtout se dire Ca va marcher, ça va marcher 1000 fois. Bon courage signeune ex boutonneuse

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  7. Aïe ma pauvre, pas évident. Eh oui, les gens peuvent être cruels. Et quand ils le sont pas, ils sont maladroits ! Depuis quelques mois, j'ai une vilaine poussée d'acné assez violente dans le dos. Forcément, c'est l'été, forcément, je suis en maillot de bain à la piscine, et forcément j'ai toute ma famille qui me fait "Hhoooo ! (cri d'effroi qui vient du coeur) Mais t'as vu ton dos ?? T'as PLEIN de boutons ! Tu mets de la crème ??". Alors oui, j'ai vu mon dos et moi aussi ça me dégoûte c'est pas la peine de faire cette tronche. Evidemment que je fais quelque chose, j'attends pas bêtement que ça empire (encore plus). Au début, t'essaye d'être patiente mais à la 4e tante qui me fait la même réflexion un "Oh mais oui !! Je sais !! CA VA !!" m'échappe. Et évidemment je me prends un "mais ça va le prends pas comme ça". Mais comment leur faire comprendre que ça me complexe suffisamment et que j'ai pas besoin que tout le monde passe en me disant "merde t'as plein de boutons !". Le pire, c'est les gosses "ah ton dos ! c'est dégueulasse !" Mais ta g***** toi !
    Enfin bon, fin de l'étalage de ma vie. Contente que pour toi ça se soit arrangé, espérons que ça continue !! :)
    Et sinon, je suis fan de ton petit masque ! ;)
    Bisous ma belle !

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  8. Je me reconnais beaucouuuup dans ton article !
    J'avais d'ailleurs beaucoup aimé ton "mon vrai visage" dans lequel je m'étais aussi reconnue !
    Tout comme toi, aujourd'hui ce fléau à mit les voile, parfois j'ai encore 1 ou 2 boutons mais ça va, clairement j'an fias pas une montagne !
    Mais ces périodes laissent de douloureux souvenirs. Je n'ai pas eu de remarques ou de moqueries au sujet de mon acné. Mais c'était pour moi même, ces sensations désagréable de ne plus avoir son vrai visage, d'être bouffé par un mal invisible, ça ça a été hyper dur !

    Tendresse et baisers sucrés

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  9. Même combat, et utilisation de l'arme ultime Acutane

    Mon récit de vétérante ahahah... :
    Avant Diane 35, j'ai connu les remarques débiles, les petits noms blessants (calculatrice, boutonneuse ...) les dermatologues et leurs assortiments de crèmes...
    Ma mère m'a emmené voir une gynécologue. Les analyses de sang qu'elle m'a faite faire ont révélé un déséquilibre hormonale.
    J'ai suivi Diane 35 associé à Androcur pendant 23 ans...
    J'ai arrêté il y a 2 ans, car les migraines étaient devenues trop intenses et je commençais à avoir des pointes de douleurs dans les jambes (était ce un début de thrombose... glups !).
    J'ai eu peur et j'ai tout arrêté.
    j'ai espéré qu'elle ne reviendrai pas ...
    Hélàs, le terrain est redevenu gras et la maudite est revenue : sur le visage (racine des cheveux autour du visage, dans les sourcils (non mais dans les sourcils quoi!), contour de la mâchoire, les joues, le menton, au dessus de la lèvre), le dos, la poitrine... retour dans les affres des souffrances que provoque l'acné grave.
    Pendant un an, j'ai essayé des crèmes réputées anti-acné, fais des gommage et des masques.
    Cela m'a ramené 20 ans en arrière !
    Les boutons surprises du matin qui n'étaient pas là la veille, les gros boutons bien rouges qui ne "mûrissent pas" et finissent en grosses boules sous la peau, ceux qui deviennent bien blanc pendant la journée et que tu vois le soir devant le super éclairage de ta salle de bain...
    Bref, je connais, j'ai donné, et je ne voulais pas revivre çà.
    La docteure qui me suis, m'a convaincu d'utiliser Acutane.
    8 mois de traitements plus tard : nickel !
    1 an après la fin du traitement : peau un peu grasse (mais moins qu'avant), quelques boutons sur le pourtour de la mâchoire (des biens gros, qui mûrissent pas, et qui dessèchent sous la peau en se transformant en genre de petites boules... je suis certaine que vous savez de quoi je parle!) . Plus rien sur le dos, et la poitrine. Je n'ose pas dire ouf trop vite...
    Donc chaque jour, matin et soir, en bonne guerrière, je reste sur mes gardes et j'utilise mes armes : nettoyage de la peau (gel keracnyl de Ducray), crème de jour anti-blemish de Clinique, gommage et masque minimum une fois semaine.

    Ce lien m'a convaincu d'investir dans les produits Keracnyl et j'en suis très heureuse :
    http://mbem-di-fora.blogspot.ca/2014/03/beaute-keracnyl-pp-avis.html

    Un autre lien, différent, qui démontre la bêtise humaine :
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/07/03/video-beaute-blogueuse-insulter-apres-montrer-sans-maquillage_n_7721320.html

    Je ne pensais pas écrire autant. Faut croire que c'est libérateur ! Cela fait du bien de ne pas se savoir seul.
    Ne lâchez pas votre combat, on en viendra à bout d'une façon ou d'une autre.

    Amitiés

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  10. Coucou ! Ton article me touche beaucoup, j'en ai écrit un moi aussi sur le calvaire de l'acné. Je dois m'estimer heureuse, je n'ai jamais vécu de situation aussi gênante même si j'ai, moi aussi, reçu des conseils que je n'avais pas demandé. En même temps, je suis restée enfermée quasiment toute ma période acnéique, c'était un enfer. Et je te confirme, l'acné rend parano. J'avais l'impression que chaque regard qui se posait sur moi était en direction de mon acné, que chaque messe-basse, chaque sourire en coin, chaque éclat de rire avait un lien avec mon acné.
    Enfin, maintenant c'est dernière nous, reste encore à se débarrasser des cicatrices.
    Je souhaite plein de courage à celles qui traversent ça en ce moment, ne désespérez pas, ça finira par aller mieux, vous finirez par trouver votre produit miracle. Moi je ne suis pas passée par la case Roaccutane, c'est une lotion à base d'huiles essentielles qui m'a sauvée (j'en parle sur mon blog si ça intéresse).

    Des bisous et plein de courage ♥

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  11. Je n'ai jamais vraiment entendu de moqueries envers mon acné, mais des pseudo-conseils de la part d'inconnus et des remarques très blessantes (et inutiles) oui.
    Exemples de pseudo-conseils :
    - La coiffeuse qui, en plus de te tutoyer et de te parler comme si tu étais une ado (alors que tu as 22 ans), te fait remarquer qu'elle aussi a des poussées d'acné et qu'elle ne sais pas comment tu fais pour sortir comme ça parce que ELLE elle est obligée de tout cacher puisque dans le commerce, on ne peut pas se le permettre (LOL). Du coup, elle te conseille le maquillage de pharmacie mais surtout l'hydratation (ok donc, ton métier c'est coiffeuse ou dermato ? Parce que moi je paye que pour les cheveux)
    - Le mec d'une cinquantaine d'année qui t'aborde alors que tu attends le bus, commence à dire des banalités puis en viens au vif du sujet. Boire est très important... Mais de l'eau hein ! (seriously ?) Et là il t'explique pourquoi c'est bien pour la peau de boire de l'eau et en quelle quantité... (t'as juste envie de lui dire "mais dit donc, qui t'as dit que je n'aimais pas ça d'avoir de l'acné ? Je ne vais pas l'enlever pour te faire plaisir, si ?!")

    Exemples de remarques horribles (+conseils en bonus) :
    - Ton père alors que t'es ado, au moins 1 fois par jour et en se rapprochant de ton visage : "Heeeeeennnnn ! C'est quoi tous ces points noirs ?! Il faut les enlever, mais il faut désinfecter AVANT et APRES sinon, ça sert à rien !" (je crois que c'est encore plus blessant quand ça vient de la famille...)
    - Ton frère qui te sort "mais comment tu fais pour ne pas le percer ? Il faut le percer... J'ai trop envie de le percer !" (alors que tu luttes depuis le matin même pour ne pas l'éclater et faire une énième marque)

    Tout ça pour dire que les gens ne cherchent pas à comprendre. Je pense que ça les dérange, mais pas pour nous, ça les dérange EUX d'avoir ça sous leurs yeux, parce que c'est tellement mieux d'avoir une peau parfaite à regarder ! Sauf qu'eux-même ont forcément un petit truc qui cloche aussi, parce qu'ils sont aussi humains que nous ! N'oublions pas de nous soigner pour nous, avant de le faire pour les autres !

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  12. Bonjour,

    J'ai suivi tous tes articles sur l'acné.
    J'ai rarement lu des articles comme ceci, tu expliques tellement bien ce qu'on ressens, comme rare de personne le font.

    J'ai 20 ans, et j'en souffre aussi, pour vous dire je ne sors même plus de chez moi depuis 15 jours tellement que j'ai honte.

    Pour ma part, tant qu'on a pas le même problème, tant qu'on a jamais vécu tout ça, on ne peut pas comprendre ce qu'on ressens.
    C'est un problème physique, certes mais qui joue énormément sur le plan moral, on se renferme sur soi même, on n'a plus envie de sortir, de voir ses ami(e)s (si ils sont encore là), on n'a plus goût à rien et on aimerait juste que tout s'en aille, (ou du moins que ça s'améliore un minimum)pour reprendre une vie normale et ne plus rester enfermer chez soi à attendre que ça parte comme par magie..

    Si quelqu'un veut en parler avec moi, parce que oui en parler fait du bien, savoir qu'on est pas seule dans ce cas là fait du bien, je suis là :-)

    Bien à vous..!

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    1. Bonjour,
      Je réponds un peu tard faute de temps, je ne sais même pas si tu verras ce message, mais j'ai envie de te dire de surtout ne pas t'enfermer chez toi. As-tu consulté un dermatologue ? As-tu tenté des choses pour te débarrasser de ton acné ? Je sais que ce n'est pas facile mais il ne faut pas laisser l'acné nous gâcher la vie, c'est tellement dommage. Parles-en à des gens de ton entourage en qui tu as confiance, ils pourront certainement te dire des choses qui te feront du bien.
      Courage !!! ;)

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  13. Bonjour,

    Je viens de tomber sur ton blog et je me dit que je ne suis pas toute seule dans ce cas...j'ai moi aussi 26 ans, j'ai fait une cure de roaccutane à 19 ans et aujourd'hui ça revient...
    J'ai essayé plein de produits différents, et naturels, mais l'acné est toujours là...avec des améliorations et des rechutes sans cesse! C'est cool de partager ce que tu ressens car à moi en tout cas ça me remonte le moral :-) merci :-)

    Flo

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    1. Merci, je suis ravie d'avoir pu te remonter le moral. Moi, le fait d'en parler m'a beaucoup aidée à aller mieux et à ne pas me sentir seule avec ça. Ne te laisse pas abattre ! N'hésite pas à retourner voir un dermatologue. Bises

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  14. Oh <3 ça me touche.
    J'ai eu le droit à des remarques aussi ...
    Au magasin de chaussures, le vendeur qui se met à me donner des conseils...très genant, je voulais juste une paire de pompes merci.
    Et puis ma petite nièce de 2 ans qui me demande ce que j'ai "là". Ça m'a mise super mal à l'aise que même un bébé remarque qu'il y avait qqch d'anormal...
    Bisous . j'adore ton blog :)

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    1. Merci beaucoup pour ce gentil commentaire. Oui, les enfants sont terribles avec ça... A 19 ans, j'étais couverte de boutons et je travaillais comme surveillante dans des écoles. C'était horrible. J'avais droit tous les jours à : "Qu'est-ce que t'as sur le visage ?" "C'est moche", ou "T'as la varicelle ?" (hahaha). Mieux vaut en rire (mais sur le moment, c'est pas facile du tout). Bise !

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  15. Je suis tombée par hasard sur cet article dans ton blog en farfouillant un peu ^^ Et fiou... que dire... Ca me touche tellement de lire tout ça.

    J'ai pas vécu d'acné étant jeune, j'ai même une très belle peau..oops non, JAVAIS ! Car moi l'acnée je la découvre petit à petit à bientot 25ans. Ma seule chance c'est que je camoufle assez bien. Mais parfois c'est LOURDINGUE. Quand ton mec t'as toujours vu nickel depuis 6ans et que d'un coup pendant 3 mois il découvre un nouveau bouton chaque jour "nan mais arrête la charcuterie" "tu devrais arrêter toutes tes m**** de crèmes hydratantes et tes masques c'est pire chaque jour" OK CIMER !
    En fait je le vis par épisodes, des fois ça pousse d'un coup, ça part, ça revient. bref, c'est pas le sujet ^^

    Ce que je voulais surtout te dire c'est que quand je lis ton article, j'en ai les larmes aux yeux, je me mets à ta place. Je revois des copains se moquer de certains au lycée, en soirée... C'est juste horrible en fait. Je me dis qu'ils peuvent même pas imaginer la peine qu'ils ont pu causer.

    Bon sur ce, je file découvrir tes autres article à ce sujet :)
    Et bonne année 2016 à toi !

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    1. Oh, merci pour ce message ! Effectivement, c'est cruel de se moquer de quelqu'un qui a de l'acné car même si ça peut paraître anodin d'un point de vue extérieur, c'est très déprimant et décourageant pour quelqu'un qui est déjà complexé. Tant mieux si mon article peut faire réfléchir là-dessus !
      C'est fou, ça, ces boutons qui sortent d'un coup, à l'âge adulte. Il peut y avoir tellement de raisons (hormones, mauvais produit, intolérance alimentaire)... On ne sait pas où chercher. Y a-t-il eu un changement quelconque dans ton hygiène de vie qui pourrait expliquer ceci ?
      Merci beaucoup en tout cas, et bonne lecture pour la suite :) Et excellente année à toi. Bise

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  16. J'ai 16 ans, je souffre d'une acnée assez sévère et de rougeurs ainsi que de cicatrices d'acnée sur mon visage depuis mes 12 ans environ...Sa vous parais pas beaucoup ? Hé bien pour moi c'est énorme...
    J'ai tester tellement de médicaments et crèmes !
    Bien évidement on ma fait tellement de fois des critiques ou juste des petite phrases comme "C'est pas si terrible" facile a dire quand on a une peau lisse sans imperfections...Je devienr aussi parano, je ne peut pas sortir sans maquillage car j'ai une folle impréssion que TOUT le monde me regarde et j'ai juste envie de pleuré a se moment la...
    Au début je ne m'était pas de fond teint estimant que j'étais trop jeune, donc les critiques cettait beaucoup "calculatrice" ou ce genre de trucs...
    J'en souffre énormément et encore maintenant le simple fait de faire une critique sur mon acnée ou mon fond de teint me fait me sentir extrément mal !
    J'en souffre beaucoup et mon entourage ne le sais pas vraiment...Je suis un peu déséspéré je pense, sa me fait perdre toute confiance en moi mais bon je peut rien y faire donc tout les matin je me tartine de fond de teint et voila...
    Si tu veut me répondre ou parler un peu voici mon e-mail:
    emilie68emilie@hotmail.fr
    En plein de gros bisous :)

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  17. Salut :)
    J'ai trouvé ton blog en recherchant des infos sur AcnEase et cet article m'a énormément touchée. Je pense pas avoir eu une acné aussi sévère que celle que tu décris mais j'en ai souffert, j'en souffre et la part de psychologie là-dedans est immense !
    Pour ma part, l'adolescence a été compliquée vis-à-vis de ça au sens où dans ma famille, ni ma grande soeur ni mes parents n'en ont souffert. Du coup, quand je voulais acheter du fond de teint, un correcteur, histoire de cacher le tout, comme je pouvais, ma mère refusait catégoriquement (en soi, je peux la comprendre et je ne lui en veux pas) et n'a jamais compris pourquoi je voulais à tout prix mettre quelque chose sur ma peau qui risquerait de l'abimer encore plus, alors que moi je rêvais de prendre des cours pour savoir comment cacher ma peau le temps qu'elle guérisse.
    Aujourd'hui, je suis sous diane35 (qui marche bien pour moi mais je ne suis pas dupe et je sais que dès lors que je l'arrêterais, ce sera le printemps !). On peut dire que j'ai troqué l'acné pour quelques kilos (merci la pilule !) alors je pense que je vais envisager Roaccutane avec ma dermato qui m'a dit que dans mon cas (on va dire que j'ai de l'acné récurrente surtout) normalement, je serais débarrassée pour de bon !

    Je crois que la pire "critique" sur ma peau, ça a été lorsqu'elle est venue de mes petits cousins, qui ont entre 4 et 7ans. Ils m'adorent, je le sais, mais c'est l'âge des "pourquoi?" et j'ai eu droit aux incessants "Mais pourquoi t'as des boutons là ?"
    On se dit, c'est des enfants, respire ! Mais non, dans ma tête, j'avais envie de pleurer, de fuir et de me cacher, me disant que si l'état de ma peau préoccupait même des enfants si jeunes, alors comment les autres me jugeaient ?

    Bon courage dans ta quête d'une peau normale, sans problèmes !
    Pauline.

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  18. Bonjour,
    j'ai moi aussi eu longtemps de l'acné. C'est un truc qui vous pourrit la vie comme c'est pas permis. Mon acné a quasi disparu mais j'en conserve un énorme problème : je souffre de dermatillomanie. Je ne voulais pas le croire mais j'ai fini par l'admettre, très récemment. J'essaie d'en sortir. Je galère.
    Sinon, pour en revenir aux moqueries ... je me suis toujours dit que les gens qui se moquent manquent cruellement d'intelligence et que leur opinion ne mérite pas que l'on s'y arrête.
    J'ai eu droit un jour à : Pourquoi t'as des sparadraps ? Tu fais de la boxe ? J'ai répondu : écoute ( petit ), j'ai un réel problème et si ça te fait rire, tant mieux. Moi ... ça ne me fais pas rire !
    Ce genre de répartie met directement fin à tout commentaire ou question idiote.
    Perso, j'observe avec admiration et plaisir cette tendance du no make up chez les filles qui ont des soucis, même lourds. Et moi aussi, je sors de plus en plus souvent sans maquillage, même quand ça va mal, voire très mal.

    Bien du courage à tous ceux qui souffrent d'un problème de peau.

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  19. Hey, je parcours un peu ton blog parce que l'acné a été mon enfer à moi aussi (heureusement ça n'a duré "que" un an, même si tout n'est pas complètement guéri - j'ai 21 ans). J'ai eu droit, lorsque j'animais des enfants, à une petite fille très mignonne qui me demande si j'ai mangé de la neige parce que ça expliquerait sûrement tous les boutons sur mon visage (en réalité, même si cette remarque m'a blessée, je l'ai trouvée bien trop innocente que pour lui en vouloir, surtout qu'elle jouait avec moi sans apparaître dégoutée par mon aspect, bien qu'elle m'ait quand même demandé si c'était contagieux, pour être sur...).
    Et puis l'Oscard, le Grammy Award de la remarque la plus blessante revient à ma chère haïe et tendrement détestée femme de ménage (je suis pourtant quelqu'un qui aime les gens en général, qui cherche le positif dans chacun... Mais elle je la hais, c'est viscéral). Elle avait aussi eu des problèmes de peau et d'ailleurs sûrement mon dermatologue était un crétin puisque elle ses médecins n'avaient pas su l'aider (ma dermatologue est géniale, en passant), et après m'avoir donné vingt-cinq conseils à chaque fois que je le voyais (toutes les semaines), elle m'a dit un jour qu'il fallait que je change les draps de mes oreillers tous les jours, car il y avait quelques taches de sang dessus, et que je risquais de la contaminer. Oui. Elle a sorti ça. Je me suis sentie l'âme d'une lepreuse (sans mauvaise intention sur les lépreux, j'en ai rencontrés, cette maladie est mille fois plus terrible qu'une acné...), j'ai pleuré, et je l'ai haïe. Si fort que ça m'a permis d'aller un peu mieux (autant rediriger la colère qu'on éprouve pour sa peau envers quelqu'un d'autre, finalement).
    Bref, certaines personnes ne réfléchissent vraiment pas à ce qu'ils disent (je lui en veux d'autant plus que j'ai vu sa peau avant qu'elle guérisse et que c'était dans un aussi sale état que la mienne, pourtant je ne m'étais pas permis le moindre commentaire...).

    J'espère que ta peau va bien, dans tous les cas, je te souhaite, je vous souhaite à tous, d'être heureux.

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